Assassinat de Jovenel : « J’ai fourni armes et munitions aux Colombiens », confie l’Haïtien-Chilien Rodolphe Jaar aux investigateurs américains

Écrit par Rezo Nòdwès, Haïti, publié le 22 janvier 2022 

Quand Ariel Henry sera-t-il finalement entendu par la justice haïtienne? Rodolphe Jaar: « Je me suis arrangé pour qu`ils allaient se réfugier dans les ambassades ». 

S’il est reconnu coupable, Jaar risque une peine maximale d’emprisonnement à vie ! 

Samedi 22 janvier 2022 ((rezonodwes.com)) - Alors qu’en Haiti, pays transformé à la plus « grande satisfaction du Core Group« , dixit Dr. Josué Renaud de NERHO, en un « état paria de la Caraïbe par le répugnant régime PHTK« , le juge chargé d’instruire l’enquête est soupçonné de corruption grave, ailleurs au-delà de nos frontières, c’est une autre réalité cachée qui est vécue depuis tantôt un mois suite aux charges portées contre de présumés auteurs et complice de la magnicide du 7 juillet 2021. 

L’Haïtien-Chilien Rodolphe Jaar, accusé aux États-Unis d’être impliqué dans l’assassinat de l’ancien président Jovenel Moise, a avoué devant un tribunal fédéral « avoir fourni des armes et des munitions aux Colombiens et avoir tenté de les aider à se cacher dans des ambassades d’autres pays » après le crapuleux crime. 

M. Jaar qui a déjà fait de la prison aux Etats-Unis, a comparu jeudi lors d’une première audience devant la juge Lauren Fleischer Louis, mais a toutefois invoqué son droit de garder le silence, selon les documents judiciaires. Par contre, selon l’acte d’accusation, publiée vendredi, l’homme de l' »oligarchie haïtienne » a avoué aux autorités américaines avoir participé à l’assassinat de Jovenel Moise dans une « déclaration volontaire » le 9 décembre, a rapporté le journal colombien El Tiempo. 

« Jaar a admis avoir fourni des armes à feu et des munitions aux Colombiens pour soutenir l’opération d’assassinat« , a détaillé le document publié. « Il a également reconnu avoir tenté d’aider le co-conspirateur n° 1 et les Colombiens en leur demandant de se cacher dans l’ambassade d’un autre pays en Haïti », a précisé le rapport. 

En Haiti, pays où les dirigeants ne sont utiles qu’aux organisations du carnaval-coronavirus/kidnapping et des planifications d’élections frauduleuses, Jaar a pu facilement filer sous leurs yeux pour être ensuite arrêté en République dominicaine et c’est de là qu’il a accepté de se rendre aux États-Unis, loin des cachots aux conditions infra-humaines du Pénitencier national.