Haïti-Politique : Garry Conille, chef du prochain gouvernement de transition 28 MAI 2024

Ecrit par Alter Presse, Haiti, publie le 28 mai 2024 

Le docteur Garry Conille a été choisi, ce 28 mai 2024, par le Conseil présidentiel de transition, pour diriger le prochain gouvernement, apprend AlterPresse de source officielle. 

« Le Conseil Présidentiel de Transition, par consensus, a choisi Garry Conille pour diriger le gouver-nement de transition », écrit le conseiller-président Fritz Alphonse Jean sur son compte X. 

La décision a été prise « suite à des échanges au sein du Conseil Présidentiel de Transition après les auditions des candidats retenus pour le poste de Premier Ministre », explique pour sa part Edgard Leblanc Fils, président de l’organe présidentiel, dans un post sur le réseau social X. 

Actuel directeur régional du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) pour l’Amérique latine et les Caraïbes (depuis janvier 2023), Garry Conille, 58 ans, a déjà occupé le poste de premier minis-tre, du 5 septembre 2011 au 16 mai 2012 (après avoir démissionné le 24 février 2012, il resta en fonction jusqu’à l’investiture de son successeur Laurent Lamothe) sous l’administration du président Michel Martelly (14 mai 2011 - 7 février 2016). 

Au terme d’un bras de fer avec son propre cabinet ministériel en rébellion contre lui et faisant corps avec Martelly, il avait dû démissionner le 24 février 2012. 

Garry Conille avait lancé un audit sur la gestion du gouvernement précédent dirigé par Jean Max Bellerive. 

Le médecin l’a ainsi emporté sur quatre autres concurrents : les anciens ministres Fritz Bellizaire, Paul Antoine Bien Aimé, l’ancien parlementaire et ministre Rodolphe Joazile et l’entrepreneur Alix Didier Fils Aimé. 

Depuis près d’un mois maintenant, après l’installation du Conseil présidentiel de transition le 30 avril 2024, c’est l’attente. Des voix diverses ne cessent point de manifester leur impatience de voir une nouvelle équipe prendre les rênes de l’administration, limitée, pour le moment, à expédier les affaires courantes. 

Les problèmes à adresser, notamment celui de la violence des gangs armés, sont de taille. Les atta-ques contre la population et les bâtiments publics et privés, systématiquement vandalisés et/ou in-cendiés continuent de se multiplier. 

Plus de 30 commissariats, sous commissariats et antennes de police ont été, depuis fin février 2024, vandalisés et incendiés par des bandits armés, regroupés au sein d’une coalition de gangs dénom-mée Viv ansanm (vivre ensemble), selon l’Office de protection du citoyen. 

L’impatience se lisait aussi au niveau des milieux diplomatiques, au moment où les Américains sont engagés, depuis plusieurs semaines, dans la mise en place, à Port-au-Prince, de la base logistique pour accueillir une force multinationale de sécurité conduite par le Kenya. 

« Nous attendons avec impatience un processus transparent, qui permettra à Haïti d’avoir un pre-mier ministre et un gouvernement de transition », lit-on dans un récent post sur le compte X de l’am-bassade américaine à Port-au-Prince.