Un prochain gouvernement de transition de format réduit

Écrit par AlterPresse, Haïti, publié le 5 juin 2024 

Le prochain gouvernement de transition pourrait compter 13 ministres au lieu d’une vingtaine comme d’habitude, apprend AlterPresse de sources concordantes. 

Cette décision est issue d’échanges entre les membres du Conseil présidentiel de transition (Cpt) et le premier ministre Garry Conille, qui ont discuté, le mardi 4 juin 2024, sur le profil du gouvernement. 

Pour parvenir à ce résultat, il sera nécessaire, en cette période de transition, de fusionner plusieurs ministères, a fait valoir Garry Conille, selon une source proche du Cpt. 

Les ministères régaliens devraient constituer l’ossature du gouvernement. 

l s’agit des portefeuilles de l’intérieur, de la justice/défense, de l’économie et des affaires étrangères. 

Une entente a été trouvée également sur la formule à adopter pour l’attribution des portefeuilles. Le premier ministre aurait à proposer des noms sur 4 ministères régaliens et le Cpt sur les 9 autres. 

A ce stade, toutes les décisions demeurent soumises à la dynamique politique et pourraient évoluer, a souligné la source proche du Cpt consultée par AlterPresse. 

Les problèmes à adresser, notamment celui de la violence des gangs armés, sont de taille. Les attaques contre la population et les bâtiments publics et privés, systématiquement vandalisés et/ou incendiés, continuent de se multiplier. 

Plus de 30 commissariats, sous commissariats et antennes de police ont été, depuis fin février 2024, vandalisés et incendiés par des bandits armés, regroupés au sein d’une coalition de gangs dénommée Viv ansanm (vivre ensemble), selon l’Office de protection du citoyen. 

Garry Conille avait, d’entrée de jeu, parlé d’un gouvernement non partisan, qui devrait encourager la participation des femmes, des jeunes et de la diaspora. 

Mais aussi, suivant les principes de cette transition, le prochaain gouvernement devrait exclure des personnalités inculpées ou sous sanctions internationales pour blanchiment d’argent ou soutien aux gangs armés qui terrorisent le pays. 

L’opinion a, pour le moins, Garry Conille à l’oeil sur ce point, y compris en ce qui concerne le choix des membres de son propre cabinet.